« Jeunesse oblige » est tragique

C’est propre la tragédie. C’est reposant c’est sûr… D’abord, on est entre-soi. On est tous innocents en somme ! Ce n’est pas parce qu’il y en a un qui tue et l’autre qui est tué. Et puis surtout, c’est reposant la tragédie, parce qu’on sait qu’il n’y a plus d’espoir, le sale espoir ; qu’on est pris comme un rat avec tout le ciel sur le dos, et qu’on n’a plus qu’à crier, à gueuler à pleine voix.

Si cela n’était pas une tragédie, on se débattrait, parce qu’on espérerait en sortir. Ce serait ignoble, ce serait utilitaire.

Là, avec la tragédie, c’est gratuit. Et il n’y a plus rien à tenter, enfin !

L’histoire de Paul, Thomas et Blaise est parfaitement décrite par les mots du chœur d’Antigone de Jean Anouilh, la première de ses « Nouvelles pièces noires ».

« Jeunesse oblige » est une course désespérée, dans laquelle chacun des protagonistes agit en dépit du poids funeste et immuable qui pèse sur ses épaules. Chacun sait comment ça va finir.

C’est notre point de départ, indéniablement !

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