Des tas de projets

Le début de l’année est propice au rangement.

Je fais des tas. Un tas par projet.

DMM City, Bison 6, En attendant Saddam, Ils ont tué Senghor et Bling (dont nous parlons pas encore).

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« Gerboise bleue » devient « Bison 6 »

Sans crier gare, le feuilleton sur lequel nous travaillons depuis trois mois a perdu son titre.

Gerboise bleue. Les deux mots étaient devenus familiers. Leur emploi était quotidien. La relation était intime.

Gerboise bleue est le titre d’un film documentaire qui sortira en sall en février 2009. Nous avons vu le film. Je n’en dirai rien car je n’aime pas dire du mal.

Exit Gerboise bleue, donc. Nous avons opté pour Bison 6. Tout aussi énigmatique. Ancré dans le monde de l’espionnage pour les initiés.

Il va falloir habituer nos bouches à prononcer ces deux nouveaux mots.

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Un réalisateur pour « Gerboise bleue »

Nous cherchons un réalisteur pour Gerboise bleue.

Nous sélectionnons et visionnons des films. Nous cherchons une clé qui nous donnerait envie de faire lire le projet.

L’Afrique, Sarajevo, Beyrouth, Buenos Aires, le mélange entre fiction et documentaire, budgets serrés la plupart du temps, équipes réduites, on est bien dans les problématiques de Gerboise bleue
Voir ces films et penser à ces réalisateurs est pertinents, cela fait avancer notre réflexion, notamment sur les spécificités du projet.
La qualité essentielle après laquelle nous courons est une capacité de recul et de mise à distance. De l’humour, de la légèreté, de la désinvolture et de la dérision.

Synthèse des films visionnés

Voici quelques impressions à la volée, synthèse de nos visionnages (nous ne sommes pas toujours d’accord).

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Bombe atomique

Les pays d’Afrique se battent pour leur indépendance, alors que la France tente de négocier le tournant de la modernité.

Symbole de cette modernité affirmée, la première bombe atomique française explose cette même année 1960 à Reggane, nom de code: « Gerboise bleue ».

Nous cherchons une manière de lier le récit que nous écrivons à cet événement. Lier les indépendances africaines à Gerboise bleue.

Pour un autre projet, je revois Stravisky de Resnais. Je note le dernier dialogue, qui lie très élégamment l’expulsion de Troski de France à l’affaire Stravisky. Et je rêve que nous trouvions quelque chose d’aussi efficace pour notre problème.

- Voilà, ils vont expulser Trotski. Mais c’est en France que le sort de la bataille contre le fascisme va se décider. Trotski ne sera pas là. Sans lui, nous allons nous éparpiller. C’est fou quand même, que Stavisky ait provoqué ça.
- Je ne vois pas le rapport.
- Sans Stavisky, pas de 6 février. Sans l’émeute fasciste du 6 février devant laquelle Daladier capitule, pas de gouvernement d’Union nationale. Sans gouvernement d’Union nationale, pas d’expulsion de Trotski. Donc, sans Stavisky…

Quoi qu’il en soit, « Août 1960″ s’appellera dorénavant « Gerboise bleue ».

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« Escales africaines »

Il y a bien longtemps, en 1989, Yves Nilly avait écrit un feuilleton pour France Culture intitué « Escales africaines ».

Nous cherchons un nouveau sujet depuis quelques semaines. Nous discutons, revenons sur les thématiques qui nous sont chères.

Yves est venu me rejoindre dans ma campagne ce week-end et il m’a apporté le texte du premier épisode de ce lointain feuilleton.

Au commencement, le ciel était tout proche de la terre. En ces temps, les hommes n’avaient pas besoin de travailler le sol, car quand ils avaient faim, il leur suffisait de déchirer un coin du ciel et de le manger.

Le feuilleton se déroule pendant l’été 1960, en Afrique. C’est l’été de tous les espoirs: en l’espace d’un mois, 12 pays obtiennent leur indépendance.

Nous parlons à batons rompus, en nous promenant sous les arbres. Nous croisons les envies. L’idée de « Août 1960″ (c’est le nom provisoire que nous donnons à cette série) germe.

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Aix-les-Bains / Réalisateur

Tout le petit monde de la télévision est très agité. Ils n’ont qu’un seul mot à la bouche: directeur artistique.
C’est lui qui donnera son identité visuelle à la série. C’est lui qui sera capable de se projeter dans l’avenir pour que la série soit encore au goût du jour au moment de son arrivée à l’antenne, parfois deux ou trois ans après sa création.
En définitive, ils nous parlent d’un réalisateur. Non?

A ces réflexions agitées s’est ajoutée la présence des Québécois. Minuit, le soir, de Pierre-Yves Bernard (le scénariste) et de Podz (le réalisateur). Un certain émoi a parcouru Aix-les-Bains. Très bonne direction d’acteur, réalisation, image, son… C’est bien. C’est homogène. Pour le dire simplement: on sent qu’il y a un réalisateur là-derrière.

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Aix-les-Bains / « La Commune »

A Aix-les-Bains, nous assistons à la projection du premier épisode de « La Commune ».

Réussi et intéressant.
Cela crée un précédent en terme de représentation de la banlieue et de sa violence. Cela nous en dégage et nous permet d’aller plus franchement en direction du romanesque et du rocambolesque, en direction de la fiction épique. A cheval, tout immédiatement!
A eux la reconstitution sociale, à nous l’essence de la fiction!
Nous ne pouvons pas faire comme si ça n’existait pas: ne le faisons pas. Et merci FDLP!
La qualité de réalisation et de narration est bonne. La série se démarque très largement de tout ce que nous avos vu. Cela nous permet et nous impose un pas de plus dans la direction de l’innovation.